Le moulin à vent de la lande du Crac'h a pu être construit au 1er quart du18ème siècle selon la date portée sur un linteau, cependant, il pourrait être antérieur. Ce moulin est souvent cité dans les archives comme un moulin de bon rapport ou rendement (30 quintaux par jour). D'après Léon Dubreuil, les vassaux du roi venaient y faire moudre leur grain. Ce moulin est du type "coquetier" ou "à petit pied". Quelques rares exemplaires subsistent encore dans le Trégor : Plougrescant, Ploulec'h et Pleumeur-Bodou. Le moulin a été restauré en 1986 par une entreprise privées, l'amoulangeur Jean Peillet, qui en a dessiné les plans. Le moulin a retrouvé son aspect extérieur (bâti restauré et remise en fonction des ailes du moulin et du chemin tournant), cependant, il ne dispose plus de la machinerie intérieure, des meules et autres engrenages et outils de meunerie.
Le moulin de la lande du Crac'h est construit entièrement en pierres taillées de granite de la Clarté. Les deux ouvertures du rez-de-chaussée sont situées au nord et au sud. Le 1er étage des meules dispose de plusieurs ouvertures assez modestes (pour éclairer la salle de travail), avec des corbeaux à encorbellement. Le grenier dispose d'une lucarne pour accueillir l'arbre moteur (en chêne) et d'une ouverture pour le levier de frein (en frêne). Les ailes mesurent 16 mètres de volet et conservent un écart de 70 cm avec le sol, pour laisser la place à un animal. L'armature des ailes fixée sur une vergue en chêne, est composé de lattes ou barres reliées entre elles par des côtterets en pin d'Orégon (borlingues). A l'origine, la toile des voiles était en chanvre ou en lin, plus résistant que le tissu synthétique. Le châssis de la charpente est mobile, actionné par un rouet d'entraînement. Le bras (ou queue) d'orientation était manoeuvré à partir d'un treuil attaché à l'une des 8 bornes du chemin tournant
La réserve naturelle nationale des Sept-Îles est une réserve naturelle nationale située en Bretagne dans les Côtes-d'Armor. Elle a été classée en 1976 et occupe une surface de 320 ha répartie sur cinq îles principales. Elle protège d'importantes colonies d'oiseaux marins en particulier de Fou de bassan, de Macareux moine, de Puffin des Anglais et de Pingouin torda.
L'archipel des Sept-Îles est accessible toute l'année, au départ de Perros-Guirec. Armor Navigation embarque les visiteurs, ainsi que le Sant C'hireg pour le circuit des Oiseaux de l'archipel avec escale sur l'île aux Moines.
Sur l'île principale sont construits 4 bâtiments : le phare, le fort, la caserne et la poudrière. Des travaux viennent d'avoir lieu dans le fort pour lui permettre d'être ouvert au public. Ces travaux, commandés par le Conservatoire du Littoral, ont été étudiés et suivis par l'Architecte du Patrimoine Régis Ribet, de l'agence Softage (Le Loroux Bottereau - 44).
L'intérêt du site est essentiellement ornithologique (23 000 couples d'oiseaux et 27 espèces nicheuses). Il s'agit de la plus importante réserve naturelle du littoral français. L'Île Rouzic est le seul point de nidification en France pour le Fou de bassan (21 880 couples de janvier à septembre) ainsi que pour la quasi-totalité des Macareux moines (200 couples en 2011, de mars à juillet), Puffin des Anglais (157 couples), et Pingouin torda (32 couples de février à juillet).